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Elle est lui et lui est-elle ? Correspondance improbable entre un archéologue (Marik Lod Mign Ono) et une femme d’outre temps (Berthe Law) les lettres de Lui sont de Marie-Claude Mignonneau les lettres d’Elle sont de Michel Berthelot édition sur manuscrit.com
ELLE Lettre 9 Pierre de lune, Mon temps se fracasse et s'éclabousse aux cloisons instituées de l'Alternance, et ma vie se fragmente... nébuleuse folle aux confins d'une histoire d'Humanité trop raisonnée. Percevras-tu l'écho de ses cris quand les tenailles arracheront le fer rouillé qui étouffe l'ancienne Ecriture ? Quand tu libéreras le poids séculaire qui m'oppresse la poitrine et ceint mon espérance, quand tu apaiseras ta soif aux falaises vertigineuses de l'ivresse, quand l'orage roulera à ton coeur l'écho des paroles tues... Alors sentiras-tu ton elfe glisser en toi la permanence et le goût salé de ma présence ? Tu me demandes où je suis, mais je ne suis de nulle part et je porte la Destinée de l'errance comme un sourire à l'embryon de la vie. Et pourtant toi tu sais combien j'aimerais poser dans un coeur, dut-il souffrir d'intelligence, la constellation trop vibrante de l'Angoisse. La terre me manque et mes mains bien trop fines voudraient sentir l'argile enserrer mes doigts blancs. Peut-être enfin pourrais-je te retrouver dans l'immobilité infinie de l'extase, dans le palpitement mystérieux de l'Eternité... Il ne faut pas chercher à comprendre l'évidence, il faut l'accepter et la vivre comme un geste de Dieu... telle une mélodie retournée, suspendue entre la mémoire et l'A-venir, et dont chaque son serait un point, flottant infiniment sur la ligne droite de l'Amour.
Marie-Claude Mignonneau
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LUI Lettre 9 La lune est énorme ce soir, trop ronde et trop lumineuse, les étoiles apparaissent saupoudrées de résumé de lumière. La lune est si proche que la nuit est mangée par le violet intense des espaces vides. Je découvre tes mots sous ses rayons, et mes doigts effleurent la pierre, mon Evidente. Mon évidante. Il est vrai que tu as évidé mon coeur et mon âme, c'est toi qui as creusé en moi alors que je creusais la terre dans mes recherches vaines. Je suis si vide de toi. Transparent. Filigrané. Je ressemble à ce ciel, violet de vertiges, l'esprit attiré vers abysses et l'Empyrée, tombé dans les profondeurs des constellations. Brûlant d'un feu si pur que mon corps accroché à la terre ne sait pas comment devenir creuset d'une transformation qui me porterait jusqu'à toi. Je suis si vide que toute la place t'est destinée. Tes yeux ont-ils pris mon regard. Serait-il donc utopie que te chercher ailleurs qu'en moi-même ? Alors je regarde le ciel et j'y lis la mémoire des étoiles éteintes qui brûlent encore pour trembler le scintillement qui me parvient. Je creuserai pourtant encore demain, avec l'entêtement de l'enfant qui veut une réponse à sa question : pourquoi je vis ? Les soupirs de la terre arrachée lui répondront. J'ai souvent le désir d'y modeler une image que je nommerai : Toi? Si les elfes viennent me visiter peut-être mettront-ils le souffle du vent à tes lèvres. Inattendue que j'attends.
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